|
|
|
|
Scène 1 : Fernand, (Esclarmonde), Cerbeline et Portella (cachées au fond) Fernand : "Qui nous ravit notre âme Quen un mot, tu sois femme" (Esclarmonde apparaît le temps dun flash) Cerbeline : Et renouille et grenouille (Esclarmonde disparaît à nouveau) Esclarmonde : Que se passe-t-il ? Jai limpression de revenir , de repartir. Cela fait plus dune semaine que tu échoues, Nannand. Comment se fait-il que ça ait marché avec lautre. Elle te plaît, elle tinspire? Fernand : Je ne comprend pas, je suis le livre mot pour mot (il sort avec sa grenouille)
Scène 2 : Récitant, Cerbeline, Portella Portella : Ce nest pas avec ses dons de sorcier quil fera mieux que nous! Cerbeline : La prochaine fois, on la retransforme en tapis, elle se fera battre par les valets! Portella : Ou en cloche, ça lui ira bien et elle sera sonnée Cerbeline : Cette bonne Germaine nous a confié une tâche fort plaisante Portella (en lançant une bourse) : Très, très plaisante Cerbeline : Viens, Portella, nous trouverons dautres tours à faire à cette pimbêche. Récitant : Les jours passaient ainsi et si les sorcières samusaient beaucoup, le découragement commençait à gagner le Prince et la Marquise. Et la date du mariage approchait de plus en plus avec des invités très importants qui s'impatientaient beaucoup, oui beaucoup.
Scène 3 : Le Conseiller, Fernand Le Conseiller : Votre Altesse, les invités sont tous arrivés et les préparatifs sont terminés. La Marquise sera-t-elle prête ? Fernand : Il faudra peut-être retarder la cérémonie. Le Conseiller : Cela pourrait contrarier nos hôtes de marque. Fernand : Informe les et fais valoir Notre volonté. Le Conseiller : Comme il plaira à Votre Altesse. (au public) Mais ce ne sera guère facile. (il sort)
Scène 4 : Fernand, Mariette Fernand : Mariette !! Mariette : Jmamène Vot Altesse. Fernand : Que se passe-t-il à côté ? Mariette : Ben, yavait vot grenouille et elle sest transformée en chèvre. Zauriez du me dire tout de suite que cétait la Marquise. Hier, jaurais pas pissé dedans quand elle sest transformée en pot de chambre. Maintenant, elle men veut. Fernand : On pourrait peut-être essayer le mariage avec la chèvre. Mariette : Jvous dit ça comme ça mais ce serait qulaspect, on ferait des costumes sur mesure mais cest lodeur ! Fernand : Mais que faire ? Mariette : Jvous dis ça comme ça vient. Mais mariez donc la nouvelle. Fernand : La nouvelle ? Mariette : Oui, la nouvelle. Celle qui traîne au château dpuis queques jours. Et qui saute partout. Fernand : Allez, va, tu ne dis que billevesées.
Scène 5 : Fernand Fernand (parlant vers la coulisse) : Oui, ma belle, mon amour, ma colombe, ma galantine, nul ne méloignera de toi.
Scène 6 : Fernand, Le Conseiller (entre le Conseiller) Fernand : Alors, mon bon, tu les a convaincus Le Conseiller : Pas exactement Fernand : Cest à dire ? Le Conseiller : Jai parlé dun report de la noce au Roi de Partacie. Fernand : Et puis ? Le Conseiller : Il ma frappé et fait chasser. Fernand : Cest un affront ! Le Conseiller : Je suis allé voir la Reine de Charlande et lui ai suggéré que nous pourrions avoir un peu de retard dans la cérémonie. Fernand : Et qua t-elle dit ? Le Conseiller : Rien Fernand : (content) Ah! Le Conseiller : Elle a appelé ses laquais et ma fait fouetter jusquau sang en faisant dire à Votre Altesse des mots que je ne saurais répéter. Fernand : Et ce fut partout pareil ? Le Conseiller : Oui, sauf avec le Grand Khan. Fernand : Voilà un vrai Seigneur ! Le Conseiller : Cest à dire, il ma fait renvoyer par ses archers et jai servi de cible. Fernand : De cible ? Le Conseiller : Oui (Il sécroule et on aperçoit des flèches dans le dos)
Scène 7 : Fernand Fernand : Au secours, à moi !
Scène 8 : Fernand, La Tulipe, La Pivoine La Tulipe : A vos ordres, mon caporal La Pivoine : On dit pas "mon caporal" à un Prince, on dit "mon altesse" La Tulipe : Comme jai dit, mon altesse (apercevant le Conseiller), cest quoi ça ? La Pivoine : Mais cest votre Conseiller. Zavez bien fait, mon altesse mais fallait nous demander Fernand : Mais ce nest pas moi ! Les seigneurs invités se révoltent. Il faut me protéger. La Tulipe : Ca, cest bien vrai. On va chercher des gardes. Fernand : Mais vous êtes des gardes. La Pivoine : Si on veut ! Mais on va chercher dautres gardes. Fernand : Ne mabandonnez pas !
Scène 9 : Fernand, les gardes (cachés au fond), Partacie, Charlande, Le Grand Khan, Guermadec, Martin Martin : Sa Majesté la Reine de Charlande, Sa Majesté le roi ... (Il sécroule, frappé dun coup dépée, les gardes se cachent, arrivent les souverains accompagnés de soldats) Le Grand Khan : Voilà comment je mannonce quand on ma fâché Fernand : Mes chers amis, certains de mes sujets vous auraient-ils irrités ? (Charlande balaie dun coup dépée ce quil y a sur une table) Charlande : Il nexiste pas dêtres encore en vie qui aient fait un affront à la reine de Charlande, maîtresse du Ponant. Tu pourras voir, mon beau cousin, dans la Salle du Parlement de mes Etats, Parlement dont je suis le seul membre, ma collection de crânes de souverains, de généraux qui ont osé me manquer de respect à moins que tu veuilles en faire partie. Fernand : Je ne comprends pas! Partacie : Vous nous avoir fait venir pour mariage à toi. Nous avoir fait longue route. Et le Conseilleur à toi nous dire quil va falloir... carotter (je me trompe de légume), poireauter, cest ça, encore parce que votre pétasse -il y a dautres mots pour les dames mais oublier- est pas trouvable. Je déteste être ainsi moqué. Vous comprendre que jai envoyé message pour faire dévaster côtes à toi par bateaux à moi. Fernand : Mais il navait rien compris, ce Conseiller. (Il le montre) Je remercie celui qui men a débarrassé Le Grand Khan : Cest un service que jaime bien rendre dautant que cest un bon entraînement pour mes archers. Vous penserez à me rendre les flèches. Elles pourraient resservir si javais encore à attendre. Charlande : Mon beau cousin, dans deux jours je serais partie. Et tu seras invité avec ton épouse dans mon royaume ou je me réinviterai chez toi avec mes égorgeurs gallois et mes routiers lombards. (Les souverains s'approchent de Fernand et le défient du regard et des gestes avant de se retirer, Guermadec est en retrait et "mesure" son défit) Partacie : Je croire pouvoir partir. A bientôt, dans deux jours! Guermadec (loin) : Et faites attention, je pourrais être redoutable Fernand : Quoi ? Guermadec : Enfin, si vous exagérez vraiment. (La Tulipe et La Pivoine sortent doucement de leur cachette alors que les autres sortent) La Tulipe : Ils sont partis dès quon a bougé Fernand : Vous auriez pu bouger plus tôt. La Pivoine : On nest pas idiot, mon altesse, il fallait les faire parler. Fernand : Cest vrai et jy suis remarquablement arrivé. Mais maintenant quil est mort, qui va pouvoir maider. Quel dommage davoir exilé la marraine dEsclarmonde, cette Germaine...
Scène 10 : Fernand, les gardes, Germaine Germaine : Vous vouliez me voir. Fernand : Comment avez vous su ? Germaine : Nai je pas un diplôme de fée de première classe, option divination? Fernand : Jai besoin de vos talents, bonne fée Germaine, rendez à Esclarmonde son aspect de marquise. Germaine : Il nous faudra au moins deux semaines. Fernand : Deux semaines! Cest dans deux jours quil me faut ma marquise. Deux jours ou même avant. Germaine : Cela est tout à fait impossible. On ne transforme pas une grenouille en gente dame ainsi. Fernand : Cela est vrai. Mais que faire? Il faut que ce mariage ait lieu après-demain ou ma principauté est dévastée, mes sujets massacrés et pire, ma personne en danger ! Germaine : Je ne vois guère de solution... sauf si... mais il faudrait quelle accepte. Fernand : Quoi ? Vite, dis moi. Germaine : Si je peux la convaincre, je dis bien si je peux, nous pourrions demander à celle que vous avez transformée en femme de vous épouser. Jusquà ce quEsclarmonde puisse revenir bien sûr. Nul ne la connaît, on en ferait une Noble Dame dun lointain pays. Mais encore faut-il quelle accepte, elle est si réservée. Fernand : Quelle coïncidence, Mariette la servante ma dit la même chose. Germaine (en aparté) : Je lai payée assez cher! (plus fort) Cest vrai, ces filles du peuple ont souvent du bon sens. Fernand : Convaincs là et je te nomme Chef de mon Conseil avec 6000 ducats de pension. Germaine : Que ne ferais-je point pour lintérêt de Novalor et la grandeur de Son Prince bien aimé ? Je men vais de ce pas. (elle sort)
Scène 11 : Fernand, les gardes Fernand : Emmenez cela hors la ville La Tulipe : Il est lourd La Pivoine : Cest quil mangeait bien le bougre (ils reposent le corps en soufflant) Fernand : Et noubliez pas les flèches du Grand Khan, il pourrait devenir méchant. Fernand (montrant le corps de Martin) : Et ça aussi, ça fait sale ! (il sort)
Scène 12 : Déhachel, les gardes Déhachel : Ça vous intéresserait pas un forfait enlèvement magique parce que si cela se gâte, vous risquez d'avoir du travail. La Tulipe : Et ça consiste en quoi, ce forfait ? Déhachel : Deux solutions : on transporte les corps en entier, où vous voulez dans un rayon de 100 lieux, c'est naturel et on télétransporte les familles sur option. Ou bien, on fait un concentré sous forme de colibri, on envoie comme cela et on retransforme par derrière. Il reste parfois un morceau de plume ou un bec qui n'a rien à faire mais c'est beaucoup moins cher. La Tulipe : Et les transformer en moucheron, ça peut pas aller, qu'ils aient 6 pattes à l'arrivée, ça nous est égal. (Noir sur scène) Déhachel : Scrouboudum, scrouboudum (la lumière revient)
Scène 13 : Rainette, Germaine Rainette : Il me cherche depuis hier, je crois quil va être prêt, que dis-je prêt, à point. Germaine : Prends garde, si stupide soit-il, ne lui fais pas confiance, il a besoin de toi mais après... Rainette : Bonne fée, de mon étang, jai pu apprendre les humains et je nai aucune illusion sur leur droiture ou sur le respect quils peuvent avoir dautrui. Et quand ils sont puissants, ce mépris est accru et nest plus même freiné par la crainte quils ont des autres. Je serai sur mes gardes. Germaine : Je vois que je nai guère à tapprendre. (On entend du bruit) Je te laisse
Scène 14 : Mariette, Rainette Rainette : Cest toi, Mariette que veux-tu ? Mariette : Cest Son Altesse, elle vous cherche depuis hier. Rainette : Oui, je sais, je viens de rencontrer la fée Germaine. Quelle malchance de ne lavoir pas su avant. Mariette : Attendez le, je le préviens que vous êtes là.
Scène 15 : Rainette Rainette : Pas malin mais mignon, le Prince. Et "Princesse..." - Princesse comment déjà ? - cela me va plutôt bien.
Scène 16 : Rainette, Fernand (Fernand arrive dun pas vif) Fernand : Germaine ta parlé ? Rainette : Oui, Votre Altesse. Fernand : Et que réponds tu ? Rainette : Je remercie humblement Votre Altesse davoir pensé à moi mais je ne puis accepter. Fernand : Tu ne peux ? Rainette : Prince, rendez vous compte, moi, pauvre petite grenouille devenir princesse ne serait ce que quelques jours. Cela est impossible. Fernand : Mais tu me rendrais grand service. Mes ennemis me menacent si je ne me marie pas dici demain. Rainette : Je comprends, Mon beau Prince, mais je nen suis pas digne et la douce Esclarmonde serait bien marrie de me voir à Votre bras. Fernand : Quimporte Esclarmonde. Si je perds mes domaines, si je perds la vie, elle naura plus rien non plus. Accepte, grenouille et tu ne le regretteras pas. Rainette : Je vais devoir quitter létang où jétais si heureuse, où jai tous mes souvenirs. (elle sanglote) Mais aucun sacrifice nest trop grand pour Vous. Alors que mon sacrifice vous serve, jaccepte. Fernand : Quelle grandeur dâme !
Scène 17 : Rainette, Fernand, Serviteur, les souverains, les gardes, Germaine (Rainette au bras du Prince) Guermadec : Je vous souhaite, beau cousin, tous mes voeux de bonheur. Mais était-ce bien votre promise, jai souvenance de la Marquise... ? Partacie : Oui ça a pas ressemblé à la pétasse Esclarmonde.
Rainette : Rainette Fernand : Rainette, venue de son pays pour faire la paix avec le Monde Le Grand Khan : Son pays ? Rainette : DOssomatrie, cest au delà de lOcéan. Fernand : Cest cela même, cest par là sauf si on se retourne. Marche nuptiale de Lohengrin, baiser de cinéma, La Tulipe et La Pivoine pleurent bêtement.
|